Plénière du 14/03/2017

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Plénière du 14/03/2017

Au cours d’un après-midi de janvier de l’an 2017, au lieu dit « le Square », la confrérie de la communauté des adorateurs de l’innovation s’était retrouvée pour une cérémonie secrète dite « distillerie » au cours de laquelle est apparu pour la première fois le personnage de Super Open Sourcier, héros aux supers pouvoirs considérables mais encore mal définis. 

Aussi toute la communauté s’est donnée rendez-vous ce mardi 14 mars à l’école des Mines pour invoquer à nouveau « Open Sourcier ». Ils sont venus nombreux, poussés par la curiosité quelques nouveaux membres prenaient part aux travaux et, on pouvait lire sur leur visage un mélange de surprise et de gratitude devant le spectacle des orateurs partageant l’estrade avec des papillons, des rats, Lucky Luke, Roland Barthe, Machiavel,… qu’en aurait il été s’ils avaient assisté, la fois précédente au bal des vampires !

Voilà, dirigée de mains de maitres par Dominique et Frédéric, une nouvelle édition riche d’idées et d’échanges, de laquelle chacun repart contant et souhaitant renouveler vite cette folle expérience qui consiste à parler de sujets sérieux sans se prendre au sérieux !

Consulter le compte-rendu de la plénière.


Introduction par Edwin MOOTOOSAMY (www.ouishare.net)

Que recouvre le concept d’open source ? On y trouve des idéologies très différentes. L’économie collaborative est-elle un mythe ? Edwin convoque les Pokémons et Roland Barthe pour illustrer que collaboratif et open source sont des discours qui accompagnent des réalités multiples.

KISIO – Collectif pour une mobilité intelligente, par Bertrand BILLOUD (www.navitia.io)

L’usage et la pratique de logiciel open source chez Kisio filiale de Kéolis et donc de la SNCF. KISIO a lancé le Meetup Open Transport pour faire avancer la réflexion sur la mobilité.

Quand on développe un logiciel en open source il faut accepter que des concurrents l’utilisent mais aussi l’enrichissent. Cela pose la question de la viabilité économique du modèle mais également de définir où passe la frontière entre le monder fermé et le monde ouvert.

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Open Models impact environnement, par Louis-David BENYAYER (www.withoutmodel.com)

Le monde ouvert contient des réalités très différentes, partagées entre une dimension militante et une dimension business.

Ce n’est pas parce qu’un modèle est ouvert qu’il est bon : « que penser d’une arme en open source ? »

Louis David présente un travail de recherche sur les convergences entre modèles ouverts et résolution des défis environnementaux.  Dans ce domaine, il y a des promesses mais la réalisation des promesses (meilleure utilisation des actifs dormants, réduction de la consommation, production décentralisée, nouvelles solutions) est encore loin. L’innovation, ouverte ou non, ne rime pas toujours avec développement durable.

Le challenge réside dans le passage à l’échelle (on n'a pas encore d’exemple en manufacturing) et la réalité de la diminution de consommation comme de l’impact environnemental.

La réussite d’une convergence nécessite une intention de départ, celle d’avoir un impact positif sur l’environnement et, le développement des infrastructures que nécessite la fabrication décentralisée.

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OPEN LAW, par Jérome GIUSTI (www.11-100-34.com)

« Mais que fait donc un avocat dans l’open source ? » Jérome commence son exposé par cette question iconoclaste.

En appliquant l’ouverture à son métier avec la création de la startup box et de Jurismatic, une plateforme pour télécharger gratuitement les actes juridiques, Jérôme met en pratique sa conviction : « le droit doit être intégré dans les stratégies d’innovation ».

Il nous propose d’élargir la vision de « l’open ». Deux concepts possibles : On peut arriver à l’ouverture par volonté du propriétaire, ou par le « commun ».

Un panorama éclairant sur les différents modèles de licence fondés soit sur la nature des utilisateurs ou leur contribution ou encore, le nombre d’utilisateurs.

Nous sommes invités à appréhender le droit comme un outil et pas seulement comme une contrainte, à ne pas aborder le droit qu’au travers des contentieux mais comme un cadre fécond. Les différentes parties peuvent se rencontrer sur la licence, c’est à dire le contrat qui permet de manifester un accord de collaboration et d’échange ?

Retour distillerie open source, par Dominique CHRISTIAN et Thierry MENISSIER

Thierry Menissier : "L'important c'est de patauger avec élégance"

Libre et open, deux façons d’aborder un nouveau monde. Papillon et rat sont les véhicules métaphoriques d’une démonstration éclairante sur la confrontation de l’idéalisme du libre et le réalisme de l’open qui conduise à penser la « révolution des communs ». A nous de décider de ce qui peut être commun. Œuvrer en ouvrant et ouvrir en œuvrant.

Dominique Christian : "Ce que nous nommons papillon, la chenille le nomme fin du monde"

On pense l’open source avec un cerveau par nature « fermé » (on s’en sert sans savoir comment ça marche). Il faut accepter le caractère clos du cerveau pour aller vers le modèle de connaissance partagé.

Dominique nous invite à une comparaison avec la relation nomade/sédentaire : « On fait passer en contrebande l’idée que le monde est ouvert ou fermé. Alors que le monde est à la fois ouvert et fermé ».

La financiarisation est la face obscure de la sédentarité : « La modélisation de la pensée informatique ne peut pas servir de façon exclusive à lire le monde, il faut penser de façon indigène ».

Parcours Open source d’un modèle de service à un modèle éditeur, par Pierre BAUDRACCO

Pierre BAUDRACCO, fondateur de Buemind, est président du CNLL qui représente la filière open source en France.

Pierre nous présente l’itinéraire d’un entrepreneur qui passe d’un modèle de service à un modèle d’édition. Entre le libre et l’open source, c’est l’open source qui a gagné sur le marché. Le client veut une solution, pas un code source.

Un regard pragmatique sur le business modèle de l’open source.

Paul RICHARDET

Fondateur de silicon sentier, de La Cantine, de NUMA.

Paul se présente comme un autodidacte, un monsieur Jourdain de l’innovation. Il préfère la notion de lieux hybrides et partagés que de tiers lieux. Pour lui, le lieu devient un média qui permet de structurer les communautés par l’évènementiel.

Après la communauté, le modèle qui semble le plus intéressant à étudier est celui de l’écosystème pour appréhender l’ensemble des mutations, techniques mais surtout sociales, sociologiques, financières,…

Une intervention stimulante qui se termine sur ses mots : « On ne sait pas tout mais on va le faire ».

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Présentation des livres des membres de la communauté

Performation de la R&D : Sylvie Hooge & Roland Stasia 

Voir la présentation 

Innover à l’envers : Christophe Midler

Introduction du concept d’innovation fractale basé sur le développement du projet Kwid chez Renault.

La fabrique des mobilités (ADEME) : Gabriel Plassat 

Comment aider des entreprises, des startups à créer du commun ensemble. Gabriel développe le concept « d’objet lien » en prenant l’exemple du ballon, objet lien qui donne du sens au jeu et aux joueurs dans un jeu qui se recompose sans cesse.
Est ce que l’open source tend à devenir un outil méthodologique de l’innovation ?